RÉBELLIONNER (SE)
verbe pronominal Se révolter. Vous, l'homme du devoir, vous vous rébellionnez? (, Vice supr., 1884, p. 183).
Remarques
Rébellionné, -ée,
participe passé en emploi adjectivalPrononciation
[ʀebεljɔne], [-be-].
Étymologie et histoire
[1771 le dér. rébellionnaire*] Fin xviiie s. réfl. (Babeuf, Pièces, I, 132 ds Littré); 1844 part. passé adj. (Th. M. Dumersan, A. de Leuven et L. de Brunswick, Les Aventures de Télémaque, II, 18); 1878 intrans. (Goncourt, Journal, p. 99). Dér. de rébellion*; dés. -er.
Dérivés
1. Rebelle. Et l'homme docile, aveugle, qui ne possède, bien qu'il s'en vante souvent à l'inconsidérée, une âme rébellionnaire, ne se risque à aucune opposition (, Roy. ombres, 1954, p. 37). — [ʀebεljɔnε:ʀ], [-be-]. — 1res attest. a) 1771 subst. dr. pénal (Trév.), b) 1793 adj. conduite rébellionnaire [de Marseille] (Journal des hommes libres ou Le Républicain, n ° 243 d'apr. Frey, p. 110); de rébellionner (se), suff. -aire*.
Rébellionnaire
adjectif et substantif2.rare. Mouvement de révolte. La femme aux rébellionnements à voix basse et au flot de paroles irritées qu'elle vous jette dans l'oreille, quand elle entend une chose qui n'est pas vraie ou qui ne lui semble pas juste (, Journal , 1892, p. 175). — [ʀebεljɔnmɑ̃], [-be-]. — 1re attest. 1877 (E. de Goncourt, Élisa, p. 147); de rébellionner (se), suff. -(e)ment1 *.
Rébellionnement
substantif masculinBibliographie
— Darm. 1877, p. 119.